Le Blogue d'Igor

"Heureux ceux qui se regardent avec humour car ils n'ont pas fini de rigoler ..." Lao Tseu

vendredi 2 décembre 2016

au stère qui se marre

Lors de la campagne pour la présidentielle de 2002, Jospin, le Premier ministre socialiste, s’était qualifié d’”austère qui se marre....”, cet oxymore (de rire) n’avait pas été compris et lui avait valu d’être copieusement brocardé.
 
Une quinzaine d’années plus tard force est de constater que Frantz-Musik est moins zoo-stère (de bois) que Frantz-Kultur, à preuve cette histoire entendue mardi soir 29 nov. dans la stimulante émission de Clément Lebrun “Le cri du patchwork” et rapportée par Pascale Murtin et François Hiffler, fondateurs du collectif Grand Magasin désopilant en diable http://www.grandmagasin.net/GrandMagasin.php
 
En substance, voici cette histoire :
 
Au terme d’une longue surveillance le service de police spécialisé dans la lutte anti-drogue démantèle un réseau très actif qui utilisait un restaurant comme couverture de ses coupables activités, et cela depuis plus d’un an. Au terme de la procédure le gérant et tous les employés sont déférés devant le Parquet, sauf le plongeur qui est innocenté car il a déclaré, en parlant du trafic en question  : “je lavais des  couverts et je ne l’avais pas découvert”


vendredi 13 mars 2015

Avec dans le rôle titre........

Réentendu hier soir sur France Musique Carmen en direct du MET avec dans le rôle titre..... C’était très bien.
 
Cela aurait pu être la Traviata, la Bohème, Tosca, Don Giovanni, le Barbier de Séville, Lucia de l’amère mort, Boris Godounov...... avec dans le rôle titre......, magnifiques ouvrages d’un répertoire d’une cinquantaine de titres qui tournent inlassablement, comme la lune autour de la terre et la terre autour du soleil, dans les opéras du monde entier.
 
Dans une vie de mélomane on a ainsi l’occasion de voir/revoir/entendre/réentendre ces

œuvres entre 20 et 50 fois, sans compter les extraits ou certains airs qui passent en boucle dans toutes les émissions d’un bout à l’autre de l’année.

 
Aussi une émission comme “Sacrée musique” de ce matin, que je vous ai signalée dans un message, apporte une bouffée d’airs frais au sens propre du terme, à preuve les notices ci-dessous concernant les compositrices convoquées ce matin :
 
Née dans une famille aisée de Milan, Chiara Margarita Cozzolani prononça ses vœux en 1620 et publia en 1640 et 1650, 4 collections d’œuvres sacrées. Plus tard, elle devint prieure puis abbesse de ce monastère. Des récits de voyageurs « les  guides touristiques » du 18ème siècle attestent de la grande réputation des chanteuses de Sainte-Radegonde ...
 
Lucrezia Orsina Vizzana, fut la seule religieuse-compositrice de Bologne à avoir publié en 1623 un recueil de motets dédicacé aux religieuses de son couvent ...
 
Hommage aux compositrices du Seicento italien, à leur rage de créer par delà les conventions sociales, la voix lumineuse de María Cristina Kiehr, la virtuosité du Concerto Soave de Jean-Marc Aymes font d'Il Canto delle Dame un moment de pur plaisir, de bouillonnement musical intense aux sources de la musique moderne ...
 
Hommage à l’organiste-compositrice Jeanne Demessieux, dont a commémoré en 2011 les 90 ans de la naissance, est une grande organiste et compositrice française. Née à Montpellier, elle étudia le piano au conservatoire de cette ville, ses petites camarades l’appelant affectueusement « Jeannette ». Elle posa également ses doigts pour la première fois sur le Cavaillé-Coll de l’église Saint-Matthieu, alors tout juste âgée de 10 ans ...
Rolande Falcinelli naquit à Paris le 18 février 1920, première musicienne d’une famille de peintres, elle commença à jouer du piano et du violon. Ses études au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris (solfège, harmonie, contrepoint, fugue, accompagnement au piano, composition) se soldèrent par une moisson de Premiers Prix...
 
Alors n’hésitez pas, connectez-vous à http://www.francemusique.fr/programmes et allez cliquez sur réécoute ou podcast... En prime vous entendrez aussi des compositrices mieux connues comme Mel Bonis, Barbara Strozzi ou Lili Boulanger.


mercredi 30 avril 2014

Aimer, boire et chanter : adieu l'artiste

Il serait injuste à mon sens de ne pas rendre un juste hommage à Alain Resnais, disparu récemment à l'âge de 91 ans après avoir livré son dernier film Aimer, boire et chanter qui est une petite merveille de fraîcheur, de malice et d'invention. À son habitude, si on peut dire, Alain Resnais a encore inventé un dispositif différent de ceux de tous ses autres films pour une comédie douce amère adaptée d'une pièce de théâtre anglaise sans chercher à gommer la source théâtrale.

Les dessins représentants de manière stylisée  les lieux où se passe chaque scène scandent le film et apportent une touche de fraîcheur et d'ironie avant que la caméra ne découvre un décor stylisé dans lequel évoluent les comédiens. Jamais nous ne verrons un décor réaliste tout au long du film, sauf les raccords filmés dans la rue ou la campagne. Alain Resnais impose la fiction comme constitutive du film.

Me reviennent mes souvenirs des premiers films de Resnais que nous avions programmés au début des années 60 lorsque j'étais co-animateur du C.C.C., le Ciné club chimie, à l'École de chimie de Toulouse. Les cours métrages d'abord : Guernica (évocation à travers le célèbre tableau de Picasso de l'anéantissement de ce village basque par l'aviation allemande pendant la guerre d'Espagne), les Statues meurent aussi (l'art africain sous un regard anti-colonialiste, réalisé avec Chris Marker et censuré plus de dix ans), le Chant du styrène (qui avec l'aide de Raymond Queneau pervertissait le genre du film documentaire d'entreprise), Toute la mémoire du monde (sur la Bibliothèque nationale), Nuit et bouillard (qui a eu des ennuis prolongés jusqu'en …. 1997 avec la censure en raison de la présence d'un gendarme français dans une image d'archive montrant le camp de Pithiviers).

Me revient le choc de la découverte de Hiroshima mon amour en 1959 avec cette prose incantatoire de Marguerite Duras, la musique précise et lancinante de Georges Delerue et de Giovanni Fusco, les images magnifiques de Sacha Vierny et de Takahashi Michio. Difficile de s'en remettre. Je reverrai ce film au moins huit fois dans les dix années qui suivirent et suis près à le revoir encore.

Les films suivants imposèrent la richesse d'invention d'Alain Resnais qui remet en cause à chaque tournage la forme et le fond de son cinéma : depuis L'Année dernière à Marienbad en 1961 et Muriel en 1963 jusqu'à Aimer, boire et chanter tourné en 2013. Entre temps Resnais aura exploré une certaine forme de psychologie des profondeurs avec Providence en 1977 ou L'Amour à mort en 1984 et déployé une obsession de la mort, de la maladie, du suicide avant d'en venir à des fllms plus clairs tirés de pièces de théâtre ou d'opérettes qui fonctionnent un peu comme un exorcisme de ses inquiétudes quant au devenir de l'humanité et de la mort : depuis Mélo en 1986, Smoking/No smoking en 1993, On connaît la chanson en 1997, Pas sur la bouche en 2003.

Adieu l'artiste et merci pour tous ces cadeaux.


mardi 1 janvier 2008

Les métamorphoses du Diago Campus

La bonne fée a encore frappé et de Cendrillon a fait une princesse. Le bâtiment avait déjà connu des avatars et plusieurs vie : salle paroissiale Sainte Bernadette (il en reste une inscription gravée sur le côté du bâtiment) puis cinéma le Club dans les années soixante dix (du 20ème siècle) puis Diagonal Campus, tout beau tout neuf d'abord avec ses deux salles remplaçant l'unique salle initiale puis gagné petit à petit par la déglingue, fauteuils avachis, chewing gum décorant la moquette, toilettes condamnées. La reprise par Utopia s'est traduite par une rénovation soignée : en façade on à l'impression d'être face à la villa du gardien d'un domaine californien d'autant que les affiches annonçant les films ne sont pas visibles de la rue, sur le côté une niche en bois et verre abrite le climatiseur qui est à l'abri comme un saint dans une châsse à l'église, le hall est revêtu de bois sombre comme un club anglais huppé et les tableaux aux murs, les sièges de style Henri II, la moquette rouge font penser à un château en Écosse. Les salles ont été rhabillées et les fauteuils changés. Je ne vous parle pas des lustres appliques à volutes qui valent à eux seuls le voyage. Bref un vrai plaisir que de venir s'y asseoir et de voir un film dans des conditions confortables, même si l'aspect très rétro du décor surprend de prime abord. Longue vie à l'Utopia.

mercredi 11 juillet 2007

Papier à musique

À partir de ce mercredi 11 juillet et pendant deux semaines et demi, jusqu'au samedi 28 juillet donc, ma vie sera réglé comme papier à musique. Car Il commence, Il a commencé. Qui Il ? Eh bien, Lui, Sa Majesté le festival de Radio France et de Montpellier Languedoc-Roussillon, 23ème édition.

Au fil des ans, je deviens de plus en plus assidu, si c'est possible. Ma vie tourne pendant sa durée autour du festival et je me garderais bien de quitter Montpellier pendant sa durée. J'active mon forfait Tam (i.e. le titre de transport qui me permet de faire autant de voyages en tram ou en bus que je le souhaite), je repère un lieu propice où laisser ma voiture près d'une station de tram et je vais deux à trois fois par jours au Corum et autres lieux où on donne les concerts.

Le début de matinée est pour le jardin (arrosage et petit entretien), pour le minimum de gestion nécessaire, quelques courses pour la subsistance et je file en fin de matinée pour le concert (gratuit) des jeunes solistes de 12h30 pour lequel il faut arriver entre 11h30 et midi selon le type de concert (la flûte attire moins que le piano...). Retour à la maison vers 14h, collation, sieste, quelques rangements et c'est reparti vers 17h15 pour être en temps voulu pour le concert (gratuit) de 18h : musique de chambre en début de festival, puis un cycle de piano sur le thème des grandes transcriptions et enfin un cycle de musique électro-acoustique du GRM. Si vous me dites comment caser dans ce programme le film de 15h présenté par la Sacem (excellente programmation de films sur la musique ou des compositeurs), je vous paye une tournée.

En soirée, j'ai choisi d'aller aux seuls concerts où sont données des oeuvres lyriques, soit au total cinq fois. Il me reste donc des soirées libres pour aller aux Estivales du vendredi soir sur l'Esplanade (présentation et dégustation des vins des vignerons de la région, musique et tapas) et aller faire un tour au restaurant ou faire des grillades et autres plats d'été chez moi, faites donc signe. Possible aussi de se laisser tenter par un concert de jazz à l'amphi d'O dans le parc du château d'O, c'est le soir à 22h et les nuits sont douces s'il n'y a pas de tramontane.

jeudi 24 mai 2007

Délices sonores à l'Atelier sur France Musique

Avant que la grille d'été ne bouscule les programmes (à moins que ça ne soit le contraire), profitez encore pour quelques semaines de trois délicieuses émissions, au ton personnel, fines et profondes à la fois, qui passent dans le cadre de l'Atelier de France Musique. Tous les jours de semaine, du lundi au vendredi, ledit Atelier propose entre 13h05 et 15h une série de trois émissions d'une quarantaine de minutes chacune. Selon les jours les émissions sont différentes et elles reviennent chaque semaine le même jour avec le même animateur-producteur.

Dans mon billet du 1er janvier 2007 (à relire, juste un clic) je vous avais déjà signalé Notes du traducteur par Philippe Cassard qui passe le vendredi de 14h20 à 15h, analyse et interprétation par un pianiste subtil et inspiré.

Dans mon billet du 4 février 2007 (clic pour le retrouver), je vous avais parlé des Apprentis du Bien-Nourri par Jérôme Pernoo ; le violoncelliste virtuose se met à l'écoute des jeunes et très jeunes en stage au Moulin du Bien-Nourri près de Châtellerault et les aide à exprimer ce qu'il ressentent en créant une connivence remarquable ; son émission est diffusée le mercredi de 13h05 à 13h40.

Il me reste à vous signaler l'émission de Gérard Pesson, Boudoirs & autres, qu'on peut entendre le lundi de 13h05 à 13h40. Cette émission est la tentative d’un atelier de la digression : comment, sur un fil, passer, par les lettres, les souvenirs, les titres, les dédicaces et les coïncidences, d’une musique, d’une sensation à l’autre. Par le moyen de listes, de lexiques, de jeux, de narrations, d’autobiographies, des histoires de musique se constituent et tentent d’inventer, par la forme brève, un autre art de l’écoute. Cela pétille d'intelligence et c'est un luxe de nos jours dans les médias.

mercredi 23 mai 2007

Mondovino/We feed the world : à boire et à manger

La manière dont un film trouve son public est quelquefois bizarre. Mondovino, qui ne concerne au sens strict que les buveurs de vins, tribu en voie de contraction numérique, même si la valeur unitaire de ce qui est bu augmente, a fait un tabac (si on peut dire) et a eu une carrière débordant largement sa cible. La confrontation qu'il met en scène entre une viticulture normée, mondialisée, standardisée et quelque peu uniformisée, même en ce qui concerne le haut de gamme (symbolisée par son œnologue gourou, Michel Rolland, adepte du micro-bullage et d'élevages poussés, sautant dans un avion pour distiller les mêmes conseils aux antipodes) et une viticulture de tradition, ancrée dans le terroir et attentive aux saisons, respectueuse des sols et du temps (symbolisée par Aimé Guibert, créateur du domaine Daumas-Gassac, qui mena le combat contre l'implantation de Mondavi à Aniane ou par Hubert de Montille brandissant haut et fort la tradition bourguignonne) a visiblement répondu à une attente. Le film fonctionne sur une dramaturgie efficace et les entretiens que mène le réalisateur, Jonathan Nocifer, dévoilent beaucoup plus que ne veulent bien dire ceux qu'il interroge. D'où ce succès conforté par des débats passionnés, un bouche à oreille efficace qui en a fait un sujet de conversation obligé des dîners en ville (et à la campagne) y compris pour ceux ou celles qui ne boivent pas ou peu de vin.

Rien de tel semble-t-il pour un film qui, à priori, devrait concerner beaucoup plus de monde, puisque, mis à part les anorexiques et les grévistes de la faim, chacun est concerné par la nourriture. Il s'agit du film de l'Autrichien Erwin Wagenhofer exploité sous le titre We feed the world, sous-titré Le marché de la faim. Sorti en pleine campagne électorale pour les présidentielles, il est passé relativement inaperçu alors que c'est le film même qui devrait susciter des débats passionnés par sa dénonciation au vitriol des ravages de l'agriculture industrialisée, des conséquences écologiques et sociales désastreuses de l'exploitation intensive des terres et des océans, des transports sur des distances insensées de fruits et légumes dont la qualité principale (au-delà de la séduction visuelle) est la transportabilité et la résistance aux manipulations de mise en marché alors qu'ils sont de qualité gustatives et nutritives médiocres.

Le film part de quelques exemples emblématiques : le pain non vendu et jeté chaque jour à Vienne en quantité suffisante pour fournir les besoins de Graz, la seconde ville d'Autriche, le paysage totalement couvert de serres près d'Alméria où une main d'œuvre immigrée corvéable à merci permet de produire des légumes sous perfusion en culture hors sol à des coûts tels qu'ils parviennent par des norias de camions à 3000 km de là au prix d'une consommation énergétique et d'une pollution insensée, la déforestation massive au Brésil au bénéfice de grosses exploitations exportatrices de soja sans profit pour les populations démunies et souffrant de malnutrition de ce pays et cela pour nourrir le cheptel européen ....

Le film identifie clairement les responsables : les grandes firmes de l'agroalimentaire qui dominent le marché mondial et imposent un modèle qui ruine les petits paysans des pays non développés lesquels viennent grossir les bidonvilles des mégalopoles de ces pays, ces mêmes firmes qui, avec le soutien des états des pays développés par le biais des subventions à leur agro-industrie, obéissent à une seule logique : la course aux profits financiers pour la seule satisfaction des actionnaires et du haut management de ces firmes. Reste à imaginer comment, en tant que consommateur, sortir de ce piège dont un des éléments est bien sûr la grande distribution qui est un des moyens les plus efficace de mise à disposition à prix imbattables des produits de cette agro-industrie mondialisée.

Que sommes-nous prêt à faire, vous et moi, ici et maintenant, pour trouver des producteurs locaux, pour échapper à la tentation (et souvent à la déception) du hors saison, pour arpenter les marchés sous la chaleur ou la pluie plutôt que de sauter de la voiture garée sur le parking de l'hyper (bien commode pourtant) et s'engouffrer en poussant un chariot dans la galerie climatisée ?

En attendant, vous pouvez encore voir le film dont je parle au Diagonal Capitole où il est programmé jusqu'au 5 juin.

Vous pouvez aussi vous intéresser aux activités proposées par Slow Food à Montpellier ou ailleurs ou vous fournir en produits fermiers frais et de qualité chez Terroir direct , il vous suffira de récupérer votre commande dans un des points de dépôt proche de chez vous.

lundi 7 mai 2007

Diago, le dernier qui sort éteint la lumière

Ce n'est un secret pour personne que les cinémas Diagonal de Montpellier (les Diago) vont mal, très mal. Aux dernières nouvelles, la société qui chapeautait le Diago Centre (Saint-Denis), le Diago Celleneuve et le Diago Campus est mise en liquidation ; celle qui chapeautait le Diago Capitole est viable. Fermeture du Diago Celleneuve et du Diago Centre. Reprise du Diago Campus par une société émanant des Utopia (Avignon et sud-est) qui devrait, après travaux de rénovation (bien nécessaires), assurer une programmation «art et essai». C'est un moindre mal même si je regretterai le système Diago avec son exploitation en cascade des films (par ex. 2 semaines au Capitole, 2 semaines au Campus et session de rattrapage au Celleneuve) qui donnait sa chance, par le bouche à oreilles, aux films inconnus, dépourvus de budget de promo et mal défendus par les critiques locaux (qui font ce qu'ils peuvent), bref à de captivants films d'auteurs, toujours sincères, quelquefois maladroits ou faits avec peu de moyens mais intéressants par leur personnalité. Déjà la durée d'exposition des films s'était raccourcie et j'avais noté que dans la période récente des films n'avaient été programmés que 2 à 3 semaines au total. C'est un fait général en France où les écrans sont monopolisés par des films calibrés par et pour le marketing et où il ne reste que quelques écrans pour la sortie des films à petits budgets (qui sont pourtant produits en grand nombre compte tenu des dispositions fiscales et des systèmes d'aide à la production).
Plutôt que de pleurer sur le passé alors que j'ai connu des salles pleines à ce qui fut d'abord, dans les années 70, le Club (après avoir été la salle de cinéma de la paroisse sainte Bernadette) puis est devenu le Diagonal Campus, je veux énumérer les films que j'y ai vu ces deux ou trois derniers mois et je dois avouer que je m'y suis senti quelquefois bien isolé, ayant assisté seul ou au mieux en compagnie de trois ou quatre autres spectateurs à beaucoup de séances. Où sont passés les cinéphiles ? C'est à croire que les étudiant(es) ne sèchent plus les cours pour aller au cinoche et que les joies solitaires du joy-stick des jeux sur ordinateur leur suffisent. Litanie des films vus par Igor au Diago Campus (depuis début février 2007) en guise d'hommage à cette salle où je pouvais me rendre en pantoufles :

  • Les Climats (Iklimler), Nuri Bilge Ceylan, Turquie, 2006
  • La vie des autres (das Leben der anderen), Florian Henckel von Donnersmarck, Allemagne 2006
  • 12:08 à l'est de Bucarest (A fost sau n-a fost ?), Corneliu Porumboiu, Roumanie, 2006
  • Les liens, Aymeric Mesa-Juan, France 2006
  • Pars vite et reviens tard, Régis Wargnier, France, 2006
  • 7 ans, Jean Pascal Hattu, France, 2006
  • Remake, Roger Gual, Espagne, 2007
  • The direcktor, Lars von Trier, Danemark, 2006
  • Inland Empire, David Lynch, USA, 2006
  • Suzanne, Viviane Candas, France, 2006
  • Nue propriété, Joachim Lafosse, France/Belgique, 2006
  • Lettres d'Iwo Jima, Clint Eastwood, USA, 2006
  • Entre adultes, Stéphane Brizé, France, 2006
  • Chronique d'un scandale, Richar Eyre, Angleterre, 2006
  • Les témoins, André Téchiné, France, 2006
  • En la cama, Mathias Bize, Chili, 2005
  • Golden door (Nuevo mundo), Emanuele Crialese, Italie, 2006
  • Dans les cordes, Magaly Richard-Serrano, France, 2006
  • Ne touchez pas à la hache, Jacques Rivette, France, 2006
  • Play, Alicia Scherson, Chili, 2005
  • Angel, François Ozon, France, 2006
  • Belle toujours, Manoel de Oliveira, France/Portugal, 2006
  • Le vieux jardin, Im Sang-Soo, Corée du sud, 2006
  • Gentleman Jim, Raoul Walsh, USA, 1942
  • Une jeunesse chinoise (Summer palace), Lou Ye, Chine, 2006

dimanche 4 février 2007

Les apprentis du Moulin du Bien-Nourri

Le titre de cette émission qui passe tous les mercredis sur France Musique après les infos de 13h est gourmand et l'émission est délicieuse mais pas anodine. Soliste de haut vol, Jérôme Pernoo qui anime le stage procède avec douceur et humour mais aussi avec persévérance. C'est une véritable maïeutique qu'il déploie pour notre plus grand plaisir. Voici ci-dessous la présentation qu'en donne France Musique dans son site, on ira aussi voir avec intérêt le blog du Moulin.

Pendant quarante minutes, les auditeurs de France Musique sont invités à participer à un stage au Moulin du Bien-Nourri (Châtellerault). Dans ces week-end de travail, Jérôme Pernoo, violoncelliste, tente d’expliquer aux jeunes musiciens comment exprimer leur monde intérieur au travers de la musique. Les auditeurs sont alors témoins des tâtonnements, des doutes et des illuminations qui constituent le parcours d’un étudiant un tant soit peu « chercheur »…

Tournée comme un reportage, l’émission « donne à voir » ce lieu merveilleux dans lequel se cloître tous les mois une dizaine d’élèves de tous âges pour approfondir leur art.

Cours collectifs, cours individuels, commentaires du professeur, séances de travail, déjeuners et dîners enjoués, soirées improvisées : rien n’échappe à l’auditeur de ces moments de vie qui dépassent de loin l’enseignement d’une pratique instrumentale.

Au cours des émissions, on pourra suivre l’évolution des élèves, comprendre leurs questionnements, assister à leur développement artistique. La « personnification » des élèves incite l’auditeur à suivre semaine après semaine, comme dans un feuilleton, les progrès de chacun.

Jérôme Pernoo, par ses commentaires destinés spécialement aux auditeurs, ne cachera pas ses états d’âme, ses doutes et ses fiertés de « professeur-amateur » comme il aime à se qualifier.

L’émission s’adresse à tous les publics et ne requiert aucune connaissance théorique de la musique pour suivre les cours proposés.

mardi 9 janvier 2007

double plaisir

Claude Piéplu détaillant avec gourmandise la correspondance d'Emmanuel Chabrier, c'est ce que vous pouvez entendre cette semaine du 8 au 12 janv. chaque matin sur France Musique de 9 à 10h dans l'émission Au bonheur des gammes de François Hudry. Chabrier n'avait ni les yeux, ni la langue, ni la plume dans sa poche, sa prose est désopilante, drôlatique, vacharde parfois, jamais méchante. Le programme musical parcourt l'oeuvre de Chabrier et celle de ses contemporains (dont Wagner où il est allé et en est revenu). Si on a manqué une émission, on peut la réécouter sur le site de France Musique (http://www.radiofrance.fr/francemusique/em/gammes)

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