Le Blogue d'Igor

"Heureux ceux qui se regardent avec humour car ils n'ont pas fini de rigoler ..." Lao Tseu

épater la galerie

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mercredi 2 avril 2008

Un monde dépeuplé, mais un monde habité : deux ou trois choses que je sais de René Ferris.

J'ai rédigé ce billet à la demande de Danielle Benzimra et Martine Mongin de la Galerie de l'Ancien Courrier  qui ont souhaité rendre hommage à René Ferris, récemment décédé, et dont elles organisent de fin mars à début mai l'exposition des tableaux qu'il venait de réaliser en Camargue.

C'est tardivement, trop tardivement que j'ai connu René Ferris. Je me le reproche un peu, je le regrette beaucoup. J'avais remarqué ses œuvres à l'occasion d'accrochages dans la salle du restaurant du campus du CNRS, vaste et honorable maison à laquelle nous appartenions tous deux, mais je n'avais pas eu de contact direct avec René ces fois-là. C'est au retour d'un voyage culturel en Vénétie avec notre comité d'entreprise qu'une collègue qui le connaissait bien me le présenta.
 

Je devins aussitôt un assidu de son travail à l'occasion des expositions régulières à la galerie de l'Ancien Courrier, achetant rapidement une première œuvre, suivie de quelques autres. Nous avions plaisir à nous retrouver, le plus souvent le mardi midi, avec quelques unes de ses collègues de son ancien labo, à ce même restaurant du campus et il aimait parler de son travail en cours, de ses projets.
 

J'avais ainsi été témoin du dévouement exemplaire avec lequel il avait organisé en mai 2007 l'hommage des anciens élèves de Georges Dezeuze à l'école des Beaux-Arts de Montpellier. Plus que tout autre, il avait mis dans ce projet, dont il était le commissaire, le temps, l'énergie et la ténacité indispensables pour réunir au Carré Saint-Anne des œuvres anciennes ou plus récentes d'une trentaine de ses condisciples qu'il lui avait fallu retrouver, contacter et convaincre. La générosité et la gentillesse sans mièvrerie qui caractérisaient René dans ses relations à autrui, et particulièrement à l'égard de ses amis peintres, se marquaient aussi bien dans la vie de tous les jours que dans la manière dont il offrait ses œuvres au regard des autres.


De son œuvre, je ne connais qu'une partie, celle qu'il avait exposé depuis trois ou quatre ans : paysages autour de Montpellier, étangs, natures mortes. J'avais été frappé par la manière dont il jouait de la texture du papier kraft qui lui servait souvent de support pour ses gouaches pour rendre au mieux les nuances de ciel ou de sable, de terre ou d'eau de ces zones de confins et de contact qu'il affectionnait. Il avait ainsi particulièrement bien capté l'esprit de ce quartier de la Pointe Courte à Sète au débouché des canaux sur l'étang de Thau où Agnès Varda avait tourné un des ses premiers films dans les années 60.



L'exposition de mars-avril 2006 de vues des bords de l'étang du côté de Mèze et de Bouzigues, dans cette zone conchylicole dite du Mourre blanc, m'avait remplie d'émotion avec ses atmosphères crépusculaires et mystérieuses. Plus récemment, en mars-avril 2007, la superbe série des Mas dans les vignes avait révélé à qui ne s'en serait pas douté son attachement viscéral à la terre, à la lumière et aux paysages d'ici.
 

René avait passé un bonne partie de la fin de l'été et du début de l'automne derniers à des séjours en Camargue. Il m'avait dit sa joie d'aller peindre sur le motif ce paysage difficile à saisir, de s'y immerger pour en capter les formes, les couleurs, les nuances de la lumière, les textures des matières de ce lieu de rencontre entre la terre, le ciel et l'eau. Je n'ai pas encore vu ce qui en a résulté (et je n'ai pas essayé de le faire), ce qui sera la matière même de cette exposition que René préparait avec ardeur, voulant réserver pour le jour de l'exposition la découverte du tout et de ses parties. Ce moment est venu et c'est le meilleur hommage que sa famille, ses galeristes et ses amis peuvent lui rendre.



Un dernier mot. Repassant mentalement en revue ce que je connais de l'œuvre de René Ferris, quelque chose me frappe maintenant dont je n'avais pas eu conscience jusque-là : il n'y a jamais de figure humaine dans ces paysages, fût-ce une ou de lointaines silhouettes. Alors serait-ce un monde dépeuplé, voire déserté que René nous propose ? Pourtant, il me semble que non. Ces paysages ont bien été façonnés par l'homme : vignes, mas, installation conchylicoles et le regard que pose sur lui René est apaisé, amical presque. Et c'est un monde habité par René, éclairé par son regard qui nous reste.



Remerciements pour les photos illustrant ce billet à Danielle Benzimra et à Martine Mongin
Galerie de l'Ancien Courrier
3, rue de l'Ancien Courrier
34000 Montpellier
04 67 60 71 88
l'exposition de la dernière série de tableaux de René sur la Camargue est visible pendant tout le mois d'avril à la galerie, voir site Internet

mercredi 23 mai 2007

Nom de D'zeuze, c'était pas un moule à gaufre

Le peintre Georges Dezeuze était un professeur très respecté de l’Ecole des Beaux-arts de Montpellier de 1945 à 1972, à l’époque où l’on persévérait dans la grande tradition de l’Académie du XIXème siècle. Décédé en 2004, à l’âge de 99 ans, il fut témoin et acteur à Montpellier d’une époque particulièrement brillante pour les arts. Une pléiade de talents — Germaine Richier, Paul Guery, Jean Milhau, Gabriel Couderc, Camille Descossy ou Albert Dubout pour ne citer qu’eux — fréquenta avec lui l’école des Beaux-arts de Montpellier de 1923 à 1927. georges dezeuze photo Didier LECLERCContournant habilement les acquis de l’impressionnisme, des nabis, des fauves et des cubistes, Dezeuze affirmait son attachement à la tradition, au beau métier, au travail sur le motif et le paysage. Classique, humaniste dans l’âme, il ne se souciait guère d’être original. Il puisait son inspiration dans la richesse du noble terroir du Languedoc, qu’il a peint avec amour tout au long de sa vie.

À travers cette exposition de leurs diverses productions, certains de ses élèves des promotions 1955-1965 lui rendent aujourd’hui un émouvant hommage. Leurs peintures et sculptures s’articulent dans la Nef du Carré Sainte Anne autour d’une peinture à l’huile du Maître (Nature morte au verre de vin, 1933). J'ai visité l'exposition avec René Ferris qui en a assuré le commissariat et qui a été son élève dans les années 60. Je vous ai déjà parlé de René qui expose régulièrement ses magnifiques gouaches à la galerie de L'Ancien Courrier (tout dernièrement sa série des Mas dans les vignes a impressionné les visiteurs de la galerie).

Ce qui m'a frappé, c'est la diversité des chemins artistiques suivis par ces femmes et ces hommes à l'issue de leur apprentissage : de l'abstraction à la figuration, du colorisme au minimalisme. Seul point commun, au départ, une bonne maîtrise du dessin qui se manifeste dans les travaux d'école exposés sur le mur du fond. Puis chacun suit sa voie, sa vie. Nul doute que Georges Dezeuze n'était pas un moule à gaufre et qu'il respectait la personnalité de ses élèves. De manière un peu arbitraire, je citerai les noms de quelques artistes que j'ai noté lors de ma visite : Yvan Chazotte, Jean-François Vivares, Christian Boulot, Alain Claus, Constant Idoux. À votre tour d'aller voir qui vous préférerez.

La photo de Georges Dezeuze dans son atelier est de Didier Leclerc, photohèque Atelier N 89



Artistes exposés : Jean Azéma, Anne Barres, Vincent Bioulès, Alain Bonicel, Christian Boulot, Champieux, Yvan Chazotte, Alain Claus, Lucien Delmas, Georges Dezeuze, Daniel Dezeuze, René Ferris, Jeanne Gérardin, Anne-Marie Hennequin, Constant Idoux, Bernard Lentheric, Christiane Lentheric Wild, Simone Maluski Viala, Marie de Melgueil, Philippe Pradalie, Cécile Pradalie Verny, David Sol, Trimon, Pierre Vachin, Pierre Valery, Van der Spelden, Claude Viallat, Henriette Viallat, Jean-François Vivares.

Ouvert du mardi au dimanche inclus, de 13 h à 18 h Entrée libre
Carré Sainte Anne 2, rue Philippy - 34000 Montpellier

lundi 5 mars 2007

Ça défile sur les cimaises

En mars, ça n'arrête pas de vernir.
Au musée Fleury à Lodève, exposition de Ionas, né à Samarcande le 1er novembre 1957. J'ai failli aller au vernissage le vendredi 23 février, mais j'avais un dîner en ville le même soir. J'ai jugé plus prudent de renoncer aux petits fours. Il paraît que bien m'en a pris car le député-maire du lieu a fait attendre tout le monde plus d'une heure. Quand on est important, on n'est pas mesquin au point de compter les minutes. Il paraît que Ionas fait de belles choses, l'exposition dure jusqu'au 29 avril, je compte y aller.
À la MJC André Malraux (10, avenue de la Moutte - 34170 Castelnau-le-Lez) : vernissage d'oeuvres de Constant Idoux, peintre formé aux Beaux-Arts de Montpellier, élève de Dezeuze (comme René Ferris, voir ci-dessous et c'est d'ailleurs René Ferris qui m'avait signalé cette exposition) ; j'ai bien aimé ses pastels et ses temperas ainsi que ses aquarelles et dessins, il y a aussi des huiles. Attention l'expo se termine le 9 mars ! Le même soir, il y avait aussi le vernissage à la Maison de l'Agglomération à Castries (3, av. de Montpellier) de l'exposition des oeuvres de François Royer où j'avais été convié par mes voisins Anne et Jean qui connaissent l'artiste, n'ayant pas le don d'ubiquité (ce que j'ai souvent regretté), je n'avais pas pu y aller, mais je compte bien y faire un saut si mes rangements de paperasses me le permettent.
À la galerie de l'Ancien Courrier (3, rue de l'Ancien Courrier - 34000 Montpellier) René Ferris expose ses gouaches sur le thème Des mas dans les vignes. Cet homme est un sorcier, il capte comme nul autre la lumière, les couleurs et les lignes de nos paysages et plus encore leur esprit. L'étang de Thau l'avait occupé précédemment, maintenant son regard s'est posé sur les mas viticoles de notre région, les uns connus, les autres moins, le résultat est à craquer, ne venez pas avec votre carnet de chèques. Le vernissage est vendredi 9 mars à partir de 18h et la galerie l'expose jusqu'au 7 avril.
André-Pierre Arnal expose du 8 mars au 15 avril à la Chapelle du Méjan (place Massillon, Arles - entrée libre du mercredi au dimanche de 15h à 19h) sous le titre Frontières. J'avais dit tout le bien que je pensais de son exposition Visions obliques qui s'était tenue au musée Fleury à Lodève du 18 nov 2006 au 11 fév 2007. Si vous l'avez manquée vous avez une session de rattrapage à Arles (profitez en pour aller voir le musée de L'Arles antique).
Retour à la MJC André Malraux à Castelnau-le-Lez. Exposition d'oeuvres sur papier (aquarelles-peintures-gravures) d'Elisabeth Keh-Chalas et d'aquarelles de Jacques Gaunord : c'est du 13 au 23 mars, le vernissage est le vendredi 16 mars à 18h30. Ce que fait Elisabeth me plaît bien. À vous d'y aller voir.

samedi 17 février 2007

Bons plans à Céret et autour

Je me rends volontiers avec des amis, une à deux fois par an, à Céret. Cette petite ville proche de Perpignan est un haut lieu de la peinture du XXème siècle. Elle est pleine de charme avec son plan en anneaux concentriques tournant autour de l'église et ses énormes platanes qui dominent les places et les toits. Le musée d'art moderne organise au moins deux expositions par an toujours pertinentes et en rapport, le plus souvent, avec des peintres ayant séjourné à Céret. Je ne vois plus cette ville de la même façon depuis l'exposition de l'été 2000 des toiles que Soutine y a peintes au cours des trois ans de son séjour au début des années 20 : leur violence hallucinée et tellurique impose un regard différent.

L'exposition de l'hiver 2006-2007 (jusqu'au 18 février) rassemble une centaine d'œuvres de Maurice Loutreuil (1885-1925) qu'on a coutume de rattacher à l'École de Paris (Montparnasse). Peu connu, de caractère indépendant, considéré comme insoumis, Loutreuil n'a pas connu le succès comme certains de ses contemporains. Il laisse une œuvre fortement structurée, sa palette est subtile, très travaillée aux teintes sourdes. Le portrait et le nu dominent mais ses natures mortes et ses paysages sont dignes d'intérêt. L'exposition évoque le séjour de Loutreuil à Céret en 1919 en compagnie d'André Masson et montre les thèmes qu'il y a traités. Ses œuvres sur papier témoignent de son habileté et de sa rapidité. Ses dernières toiles, peintes au cours d'un séjour en Afrique dégagent une impression de force et de sérénité.

Pas de visite à Céret sans goûter la cuisine locale. Quelquefois je me contente d'une simple tartine de pain et tomate (à la catalane) avec du jambon de montagne à la terrasse du Pablo. Cette fois j'avais repéré dans le dernier numéro de Terre de Vins, consacré à la gastronomie du cochon, un reportage aux photos et recettes alléchantes sur l'auberge de Nidolères qui est aussi une vitrine des vins du domaine de Nidolères (Terre de Vins, n°33, p.40). Rendez-vous fût pris et au sortir du musée nous fûmes aimaiblement accueillis sur le coup de 13h à l'auberge par Martine Escudié. Nous voilà choisissant nos plats dans le menu à 30 euros (¼ de vin compris). Ce jour-là : en entrée, salade de pieds de porc, baies roses, roquette, champignons et vinaigrette au boudin noir ou anchois marinés et poivrons avec pain et tomate ; en plat, des boletas de picoulat (un grand classique de la cuisine catalane) ou un délicieux filet mignon au safran ; des desserts simples et goûteux, fromage manchego avec des coings confits ou un fondant au chocolat ou une crème brûlée. Excellent accord des entrées et du filet mignon avec un grenache blanc magnifique de minéralité, avec des arômes de noisette (VdP des Côtes catalanes, 2005) cependant qu'un mourvèdre brut de cuve 2006 (destiné à l'assemblage de la cuvée Raphaëlle) proposé par Pierre Escudié se révéla très prometteur avec son grain serré et ses notes de petits fruits rouges ; pour compléter le panorama des vins du domaine nous goûtâmes la cuvée La Pierroune 2005 (syrah majoritaire) gourmande avec ses notes de cassis. Difficile de finir le repas sur le fondant au chocolat sans être tenté par le Vieux Rivesaltes 1976 de couleur marron ambré qui n'a pas déçu notre attente : arômes profonds de moka, notes rancio, fruits secs et jolie acidité. L'Auberge du domaine de Nidolères est à 4 km du Boulou en direction de Perpignan, près de la N9 (04 68 83 04 23 ou 04 68 83 15 14), cadre rustique où la couleur verte est reine, murs couverts de documents, planches et photos en rapport avec les fruits, les légumes et la vie rurale, tonnelle. Un menu aux sauces aigres douces est proposé avec un verre de vin doux naturel différent à chaque plat.

Retour à la fin de l'été 2006. Nous étions allé voir l'exposition que le musée d'art moderne de Céret consacrait alors à Bioulès sous le titre Vincent Bioulès ESPACE ET PAYSAGE 1966-2006 avec pour sous-titre Un voyage à Céret. Voici ce que j'en écrivais : "j'en sors impressionné par la force terrienne (quasi tellurique) de ce peintre né et vivant à Montpellier et qui nous restitue les lieux et paysages qui font l'objet de cette exposition. Les structures puissantes et les riches textures qui marquent ses toiles figuratives sont véritablement révélées par la juxtaposition avec ses toiles plus anciennes du temps où il appartenait au mouvement Supports-Surfaces que l'accrochage de l'exposition ménage tout au long avec une certaine pertinence."
Le restaurant que nous avions choisi cette fois-là était Les Feuillants situé au centre de Céret (1, boul. La Fayette 66400 Céret 04 68 87 37 88). C'est une belle demeure bourgeoise de la fin du XIXème siècle qui était la résidence d'un général (à l'époque où on veillait sur les frontières). La grande salle est haute de plafond et possède une grande cheminée de marbre rouge à laquelle s'assortit une moquette rouge sang, en fond de salle un grand tableau de Michel Becker (Apocalypse) ne manque pas d'allure, quelques belles pièces de mobilier dont un grand paravent de bois Modern Style. Les Feuillants sont établis ici depuis 1985 date du rachat des murs à l'État. Le chef actuel est David Tanguy qui a fait ses classes avec Robert Abraham, chef bien connu qui est passé par le Franklin à Saint-Malo et quelques autres maisons réputées. Nous avons opté pour le menu à 35 euros intitulé « Ici et ailleurs, métissage de saveurs... ». Un amuse bouche fait d'une sardine marinée posée sur des agrumes confits nous permit de patienter en attendant l'entrée tout en mettant en bouche le premier vin (VdP des côtes catalanes, domaine Ferrer-Ribière, grenache gris, 2001 : jaune doré, légérement oxydé, miellé, belle minéralité) s'accordant bien avec les entrées choisies : sur un tartare de tomates anciennes, saint-jacques grillées à la fleur de sel, sauce soja ou terrine de foie gras de canard mi-cuit, petit pot de crème aux saveurs régionales et brioche maison. Les plats font l'objet d'une présentation élaborée mettant en œuvre des épices concassées, des pétales de fleur, des poudres, des traînées en zigzag de sauces, des petits pots, des verrines, des tuiles, des planches, de la faience noire .... On retrouvera cette façon de faire pour les plats suivants : filet de bœuf rôti, crêpe de pommes de terre aux herbes fraîches, mousse de brebis et pourpier pour les uns et filet de dorade grillée, poëlée d'encornets aux olives de Lucques et fenouil confit au curcuma pour les autres. Bon accord du Côte du Roussillon villages du domaine Piquemal (cuvée Terre brûlée, 2002, rubis intense, fruits cuits, épices, opulent, notes fumées, rond et ample avec une belle structure) avec le filet de bœuf. En dessert nous avons bien apprécié le tiramisu maison de pêches à la verveine, glace vanille bourbon ou l'assortiment de petits verres glacés. La carte des vins est de belle venue avec une belle part de vins de la région. Les verres utilisés sont ceux de la cristallerie Hartzwiller. Ne pas manquer d'aller au sous-sol voir la très riche collection de vieux Maury, Banyuls et autres Rivesaltes. Le service en salle est assuré par le serviable et volubile Frédéric Szentes qui se fait un plaisir de parler des vins qu'il propose.
La prochaine exposition du musée d'art moderne de Céret sera consacrée au peintre Othon Friesz, natif du Havre, et connu essentiellement pour son rôle dans le fauvisme même si cet engagement dans cette voie n'a duré que deux ans au plus. Sous le titre « Othon Friesz, le fauve baroque, 1879-1949 , on découvrira donc un autre Othon Fiesz à Céret du 23 juin au 30 septembre 2007. Je me propose d'y aller voir et continuer à explorer les bons restaurants du coin.

dimanche 4 février 2007

enchanté, André-Pierre Arnal

Il ne reste plus qu'une semaine pour aller voir la superbe exposition d'André-Pierre Arnal au musée de Lodève. Il produit des effets de structures et de couleurs somptueux. J'y suis allé avec un groupe et nous avions rendez-vous avec l'artiste qui nous a guidé dans ses oeuvres et nous a donné quelques explications sur sa démarche et ses techniques. Si vous ratez Lodève, il y aura une session de rattrapage à Arles en mars/avril (voir ci-dessous le copié/collé que j'ai fait à partir du site du musée)

Certains peintres disent tout dans une seule toile (leur palette, leur poétique, leur dessin, leur thématique). Chacune de mes peintures, au contraire, n’est qu’un morceau d’un grand ensemble qui se développe dans le temps et dans l’espace.
Le Musée de Lodève consacre, du 18 novembre 2006 au 11 février 2007, une exposition à ANDRE-PIERRE ARNAL, intitulée LODEVE Visions obliques.
L’exposition s’inscrit dans la lignée de celles qui ont pour principe de lier la ville à une œuvre : un artiste contemporain est invité par le Musée de Lodève à séjourner dans la ville et à y porter son regard.
Né à Nîmes en 1939, vit et travaille à Montpellier, dans les Cévennes et à Paris. André-Pierre Arnal est issu de la Culture languedocienne et baigne depuis plus de trente ans dans l’environnement cévenol où il possède un vaste atelier. Il a mené de front l’enseignement des Lettres Modernes et, activités qu’il poursuit actuellement, la pratique de la peinture et celle de l’écriture de proses poétiques qu’il concrétise en vis à vis de peintures sur papier, dans une série de Livres Uniques.
André-Pierre Arnal montre dans cette exposition quelques vastes toiles aux collages incluant des cartes géographiques, une importante série d’ardoises, une suite « Fugue Chromatique » composée d’une dizaine de toiles tendues réalisées en 2005 et 2006, sur un format de 200x100cm, ainsi que quelques Livres Uniques et des Léporellos, supports pliés en accordéon. En référence au Musée de Lodève, il expose également un triptyque réalisé à partir d’un frottage sur les galets de la cour du Musée.
Depuis 1962, André-Pierre Arnal a participé à un grand nombre d’expositions personnelles et collectives, et est représenté dans de très nombreuses collections publiques, importantes institutions nationales et internationales : Musée National d’Art Moderne, Centre Georges Pompidou ; CNAC, Paris ; Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris ; FNAC, Paris ; FRAC Languedoc-Roussillon ; Artothèque Montpellier ; FRAC Centre ; Musée de Nice ; Fondation Albright-Knox, Buffalo, USA ; Musée d’Art Contemporain, de Montréal ; Musée des Beaux-Arts de Québec… Il est également l’auteur du rideau de scène du Domaine d’O, inauguré en 2004.
L’exposition est organisée par le Musée de Lodève. Commissariat général de l’exposition Maïthé Vallès-Bled, Conservateur du Musée de Lodève, Ivonne Papin-Drastik, Attachée de conservation au Musée de Lodève. Le catalogue qui accompagne l’exposition réunit des textes de Bernard Noël, Arnauld Pierre, Fabienne Brugère, Régine Detambel et Maïthé Vallès-Bled, avec la participation d’André-Pierre Arnal. L’exposition sera ensuite présentée à Arles, à la Chapelle du Mejan (Actes Sud), du 9 mars au 15 avril 2007.

Pour en savoir plus clic sur : http://www.lodeve.com/index.php/article/articleview/886/1/153/

lundi 1 janvier 2007

en vrac sur les cimaises

En janvier, rincez-vous l'oeil en parcourant la région :

  • avant que le musée Fabre ne rouvre (êtes-vous invités à l'inauguration ?), le Pavillon du musée éponyme (j'aime ce mot) qui va devenir une galerie dédiée à la photographie présente une superbe exposition de dessins des XVII et XVIIIème siècles : VENISE, l'art de la Serenissima. Soit 114 dessins venus du musée du Louvre et de 7 autres musées ou institutions
  • Maité (Vallé Bled), la conservatrice bien connue du musée Fleury de Lodève nous a préparé une exposition d'hiver qui me tente, qui veut y aller avec moi ?
    Du 18 novembre 2006 au 11 février le Musée de Lodève consacre une exposition à ANDRE-PIERRE ARNAL, intitulée LODEVE Visions obliques.

André-Pierre Arnal a été invité par le Musée de Lodève à séjourner dans la ville et à y porter son regard. Né à Nîmes en 1939, il vit et travaille à Montpellier, dans les Cévennes et à Paris. André-Pierre Arnal est issu de la Culture languedocienne. Depuis 1962, il a participé à un grand nombre d’expositions personnelles et collectives, et est représenté dans de très nombreuses collections publiques, importantes institutions nationales et internationales.

Dans cette exposition l'artiste montre quelques vastes toiles aux collages incluant des cartes géographiques, une importante série d’ardoises, une suite « Fugue Chromatique » composée d’une dizaine de toiles tendues réalisées en 2005 et 2006, sur un format de 200x100cm, ainsi que quelques Livres Uniques et des Léporellos, supports pliés en accordéon. En référence au Musée de Lodève, il expose également un triptyque réalisé à partir d’un frottage sur les galets de la cour du Musée.

Pratique
Ouvert tous les jours, sauf le lundi, de 9h30 à 12h et de 14h à 18h

  • Joséphine (Matamoros), la conservatrice bien connue du musée d'art moderne de Céret, nous a préparé une exposition d'hiver qui me tente aussi, qui veut y aller avec moi ?
    J'avais acheté le catalogue en allant en septembre voir l'expo des oeuvres de Bioulès et j'avais été frappé par la force de la peinture de ce Maurice Loutreuil, membre de l'Ecole de Paris, peu sensible aux modes et aux courants dominants :

Du 21 octobre au 18 février 2007



Le musée d'art moderne de Céret présente une grande partie de l'oeuvre de Maurice Loutreuil (1885-1925) qui fréquenta Céret et Collioure en 1919.

Né à Montmirail, le Sarthois Maurice Loutreuil fait partie des artistes ayant contribué au foisonnement artistique de Montmartre et Montparnasse dans les années 20. Rebelle et insoumis, il y occupe une place particulière en se démarquant du cubisme et du surréalisme. Influencé par Cézanne et les Fauves, il a crée sa "peinture directe".

L'exposition, organisée avec le musée de Tessé et le Centre Culturel de la Sarthe, réunit environ 150 oeuvres, peintures, aquarelles et dessins provenant de collections publiques - Musée National d'art Moderne, Centre Georges Pompidou, Musée d'art Moderne de Troyes... - et privées françaises et étrangères. Certaines œuvres n'ont jamais été montrées.

Pratique
- Horaires d'ouverture :
Du 16 /09 et 14/06 : de 10 h à 18 h
Fermeture les mardi du 01/10 au 30/04