Le Blogue d'Igor

"Heureux ceux qui se regardent avec humour car ils n'ont pas fini de rigoler ..." Lao Tseu

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mercredi 4 mars 2015

Musée Soulages, l'intérieur

Après l’extérieur, voyons l’intérieur du musée Soulages de Rodez. Les volumes sont spacieux sans être écrasants et les architectes ont joué sur les hauteurs des plafonds et les éclairages soit naturels, soit artificiels pour dessiner un parcours varié et adapté au type des oeuvres. Ainsi la section 4 “estampes” est-elle logée dans un espace au plafond relativement bas et aux éclairages mesurés.

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J’ai été sensible à la qualité du revêtement des sols qui ressemble à première vue à un carrelage en grès cérame métallisé* mais l’absence de joints met la puce à l’oreille. Il s’agit en fait de plaques fines de métal collée sur un support qui amortit les bruits de talons, et tout un double jeu de largeurs et de teintes se déploie depuis les lattes étroites et longues qui font penser à un parquet jusqu’au dalles larges qui rappellent la céramique, les tons allant du clair jusqu’au sombre dans toute la gamme des gris, le tout étant pensé pour sa relation avec les oeuvres et leur mise en valeur. On peut en dire autant des revêtements des parois et des plafonds.

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Je ne m’étendrai pas sur le contenu du musée qui résulte de deux donations de près de cinq cent oeuvres offertes par Pierre Soulages et son épouse et permet un parcours complet dans son oeuvre, depuis les débuts jusqu’à nos jours et soulève le voile sur les techniques de l’artiste. Lors de ma visite l’exposition temporaire avec pour thème “Outrenoir en Europe” complétait la collection permanente avec ses immenses polyptyques qui sont autant de pièges à lumière.

 

J’ai pris quelques photos des oeuvres jalonnant ce parcours avec pour limite la difficulté de prendre des photos au vol, sans pied et sans éclairage conçu pour la prise de vue, particulièrement les Outrenoirs. Prenons-les donc pour un simple témoignage. Petite précision, Soulages, qui est sans doute comme Jospin un austère qui se marre, ne donne pas dans le lyrisme ou le figuratif pour les titres de ses oeuvres et les nomme le plus souvent de la façon suivante : peinture 202 x 255 cm, 18 octobre 1984 (voir la photo 18). J’ai allégé les titres des toiles et oeuvres prises en photo en donnant simplement l’année. Si vous voulez avoir les titres exacts et complets, il vous faudra rendre visite au musée ou encore vous procurer le catalogue raisonné de l’oeuvre de Soulages par Pierre Encrevé.

 

 

* http://carrelage.comprendrechoisir.com/comprendre/carrelage-gres-cerame

 


Musée Soulages, l'extérieur

Les photographes vont s’y précipiter, un peu comme au Mucem à Marseille. Cette fois il s’agit du musée Soulages à Rodez conçu par l'agence des Catalans RCR associés à Passelac et Roques, architectes, Narbonne.

 

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Les cubes revêtus d’acier Corten (dont les teintes rappellent celles des rougiers si présents du côté de Marcillac) en imposent quand on arrive en contrebas par la rue Planard et sont tout à fait intégrés à leur environnement quand on les regarde depuis le Jardin du Foirail qui court depuis le centre ville, près de l’imposante cathédrale, tout au long de l’avenue Victor Hugo, et a fait l’objet d’une requalification poussée en terme d’aménagement urbain (sols, éclairage,  mobilier......).

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On peut prédire un effet Guggenheim comme à Bilbao pour l’attractivité de la ville d’autant que le bâtiment n’est pas une coquille vide mais un écrin pour la plus riche collection d’oeuvres de Soulages (500 oeuvres en deux donations) au monde et que la brasserie gérée par la famille Bras, Michel et Sébastien, fait le plein en cette saison.

 

On notera que le bâtiment situé au bout du Foirail et qui abrite un multiplexe et la brasserie Au Bureau est aussi de qualité et ne dépare pas à côté de son prestigieux voisin.

 


lundi 11 août 2008

Sur la piste aux étoiles : Bilbao, le musée Guggenheim et les alentours

Capitale de la province de Biscaye, importante ville industrielle et commerçante mais en déclin dans les années 60 à 80, Bilbao connaît, depuis les années 90, un dynamisme nouveau qui se marque dans le paysage urbain par des réalisations puissantes et originales comme le musée Guggenheim conçu par le génial architecte Franck O. Gehry, qui a lui seul draîne les foules, la passerelle Pedro Arrupe, ressemblant à un gigantesque saurien, la Promenade de la mémoire, cet itinéraire de sculptures en plein air.


Bref aperçu en photos de ce quartier de l'Abandoibarra qui était récemment encore une zone industrielle en déshérence suite à la faillite des chantiers navals. L'intérieur du musée abrite la collection permanente dont l'aspect le plus spectaculaire est la réalisation de Richard Serra La matière du temps formée de gigantesque tôles d'acier aux surfaces complexes entre lesquelles on se promène tout en passant la main sur les patines d'oxydation aux couleurs et textures variées.
 
Lors de notre visite on trouvait aussi deux expositions temporaires : l'un des installations de Juan Muñoz faites de personnages souvent nombreux et représentés avec un réalisme troublant, l'autre d'objets liés au surréalisme et touchant à la peinture, la sculpture, la mode (robes extraordinaires d'Elsa Schiaparelli), la joaillerie .... ce qui rappelle l'engagement très fort de Peggy Guggenheim, fondatrice des musées Guggenheim, aux côtés des surréalistes.

Musée Guggenheim
Avda Abandoibarra, 2
48001 Bilbao (Vizcaya)
fermé lundi (sauf juillet-août)
site Internet


Merci à Catherine et Alain Houssat pour les photos de ce billet

samedi 19 avril 2008

mon agenda en mai, juin et juillet

Agenda gourmand chargé en mai juin juillet pour les gourmets et oenophiles et encore plus avec la musique, la danse, le théâtre et les expositions (car la saison des festivaux approche). Je ne compte pas le programme des dégustations avec Épicuvin que vous trouverez dans le site du club
ni les Estivales qui devraient avoir lieu sur l'Esplanade tous les vendredis de juillet et d'août avec leur panorama renouvelé de semaine en semaine d'excellents vignerons de la région.

Dimanche 4 mai : trois producteurs du Pic Saint-Loup vous accueillent, vous allez de l'un à l'autre dans l'ordre que vous voulez en commençant à 10h, portes ouvertes, pique-nique et dégustations au programme ; ça s'appelle les Champêtres du Pic et ça se passe à Lauret (Mas Thélème), à Valflaunès (Mas Gourdou) et à Saint-Mathieu-de-Tréviers (domaine de la Vieille) dans la bonne humeur et pour un prix modique ; inscription et renseignement à mas.theleme@orange.fr

Samedi 17 mai : avec Slow Food sortie chèvres du Rove, légumes bio et pique-nique du côté de Saint-Martin-de-Londres, de Causse-de-la-Selle et de Saint-Étienne-d'Issensac ; c'est juste pour en parler car c'est complet pour cette fois, mais on la refera (voir le programme).
 
Du 17 au 18 mai : Nuit des musées

Dimanche 18 mai : Sentiers gourmands de la Clape ; on ne présente plus cette balade gastronomique dans les vignes dont c'est la 5ème édition (oh ! les paysages oh ! les petits plats du menu gastronomique en 6 étapes oh ! les vins des producteurs de La Clape dégustés à chaque étape) ; pour en savoir plus et s'inscrire voir le site

Samedi 7 juin et dimanche 8 juin : Vignes buissonnières du Pic Saint-Loup, le modèle même de la balade gastronomique dans les vignes qui a inspiré les autres manifestations analogues ; il faut y être allé une fois au moins (de toute façon on ne peut pas y revenir chaque année car priorité est donnée à ceux qui ont été refusés les années précédentes) , seul bémol l'affluence pourtant canalisée par une organisation exemplaire ; pour en savoir et vous inscrire syndicat des vignerons du Pic Saint-Loup 04 67 55 97 47

Du 5 juin au 30 juin : le Printemps des Comédiens avec sa mosaïque de spectacles de tous genres et souvent déambulatoires: théâtre, cirque, acrobates, marionnettes ; pour en savoir plus et réserver aller dans le site

Du 13 juin au 28 septembre : Rétrospective Gustave Courbet au musée Fabre, exposition d'envergure internationale réalisée avec la participation du musée d'Orsay, de la RMN et du Metropolitan Museum of Art de New York qui a récemment drainée les foules au Grand Palais à Paris
Samedi 14 juin : sortie avec Slow Food autour de l'étang de Thau, le programme sera annoncé dans le site

Du 22 juin au 5 juillet
: Montpellier danse, un festival de niveau international proposant un panorama des tendances actuelles de la danse ; pour en savoir plus et réserver aller dans le site
 
Samedi 5 juillet : une journée porte ouverte et une fête de la tomate avec Slow Food chez un producteur proche de Montpellier (détails à venir : voir le site)

Samedi 5 juillet : Circulade vigneronne en Terrasses du Larzac ; 6 étapes à partir de 17h dans et autour de Saint-Guilhem-du-Désert, paysage, vins et petits plats ; pour s'inscrire Syndicat AOC Coteaux du Languedoc 04 67 06 04 44

Dimanche 6 juillet : 3ème Festival gastronomique méditerranéen dans le magnifique village de Saint-Jean-de-Buèges ; certains des meilleurs cuisiniers de la région se transforment en traiteurs et vous offre des plats en portion dégustation à prix modique le midi et le soir, les vignerons du coin sont là aussi avec leurs vins au verre ; un petit marché et des animations (concours de jeunes chefs) complètent le programme ; contact au 04 67 73 10 64 (mairie de SJdB) ou au 04 67 55 09 59 (syndicat d'initiative)

Du 14 au 31 juillet : Festival de Radio France et de Montpellier Languedoc Roussillon ; sa profusion d'extraordinaires concerts, gratuits pour la plupart, un bain de musique dans lequel je m'immerge chaque année ; programme détaillé dans le site 

Samedi 19 juillet
: Nocturne vigneronne de Pézenas ; 6 étapes à partir de 18 h pour déambuler en ville verre à la main dans des lieux inattendus et accueillants ; s'inscrire à l'Office de tourisme 04 67 98 36 40 

mercredi 2 avril 2008

Un monde dépeuplé, mais un monde habité : deux ou trois choses que je sais de René Ferris.

J'ai rédigé ce billet à la demande de Danielle Benzimra et Martine Mongin de la Galerie de l'Ancien Courrier  qui ont souhaité rendre hommage à René Ferris, récemment décédé, et dont elles organisent de fin mars à début mai l'exposition des tableaux qu'il venait de réaliser en Camargue.

C'est tardivement, trop tardivement que j'ai connu René Ferris. Je me le reproche un peu, je le regrette beaucoup. J'avais remarqué ses œuvres à l'occasion d'accrochages dans la salle du restaurant du campus du CNRS, vaste et honorable maison à laquelle nous appartenions tous deux, mais je n'avais pas eu de contact direct avec René ces fois-là. C'est au retour d'un voyage culturel en Vénétie avec notre comité d'entreprise qu'une collègue qui le connaissait bien me le présenta.
 

Je devins aussitôt un assidu de son travail à l'occasion des expositions régulières à la galerie de l'Ancien Courrier, achetant rapidement une première œuvre, suivie de quelques autres. Nous avions plaisir à nous retrouver, le plus souvent le mardi midi, avec quelques unes de ses collègues de son ancien labo, à ce même restaurant du campus et il aimait parler de son travail en cours, de ses projets.
 

J'avais ainsi été témoin du dévouement exemplaire avec lequel il avait organisé en mai 2007 l'hommage des anciens élèves de Georges Dezeuze à l'école des Beaux-Arts de Montpellier. Plus que tout autre, il avait mis dans ce projet, dont il était le commissaire, le temps, l'énergie et la ténacité indispensables pour réunir au Carré Saint-Anne des œuvres anciennes ou plus récentes d'une trentaine de ses condisciples qu'il lui avait fallu retrouver, contacter et convaincre. La générosité et la gentillesse sans mièvrerie qui caractérisaient René dans ses relations à autrui, et particulièrement à l'égard de ses amis peintres, se marquaient aussi bien dans la vie de tous les jours que dans la manière dont il offrait ses œuvres au regard des autres.


De son œuvre, je ne connais qu'une partie, celle qu'il avait exposé depuis trois ou quatre ans : paysages autour de Montpellier, étangs, natures mortes. J'avais été frappé par la manière dont il jouait de la texture du papier kraft qui lui servait souvent de support pour ses gouaches pour rendre au mieux les nuances de ciel ou de sable, de terre ou d'eau de ces zones de confins et de contact qu'il affectionnait. Il avait ainsi particulièrement bien capté l'esprit de ce quartier de la Pointe Courte à Sète au débouché des canaux sur l'étang de Thau où Agnès Varda avait tourné un des ses premiers films dans les années 60.



L'exposition de mars-avril 2006 de vues des bords de l'étang du côté de Mèze et de Bouzigues, dans cette zone conchylicole dite du Mourre blanc, m'avait remplie d'émotion avec ses atmosphères crépusculaires et mystérieuses. Plus récemment, en mars-avril 2007, la superbe série des Mas dans les vignes avait révélé à qui ne s'en serait pas douté son attachement viscéral à la terre, à la lumière et aux paysages d'ici.
 

René avait passé un bonne partie de la fin de l'été et du début de l'automne derniers à des séjours en Camargue. Il m'avait dit sa joie d'aller peindre sur le motif ce paysage difficile à saisir, de s'y immerger pour en capter les formes, les couleurs, les nuances de la lumière, les textures des matières de ce lieu de rencontre entre la terre, le ciel et l'eau. Je n'ai pas encore vu ce qui en a résulté (et je n'ai pas essayé de le faire), ce qui sera la matière même de cette exposition que René préparait avec ardeur, voulant réserver pour le jour de l'exposition la découverte du tout et de ses parties. Ce moment est venu et c'est le meilleur hommage que sa famille, ses galeristes et ses amis peuvent lui rendre.



Un dernier mot. Repassant mentalement en revue ce que je connais de l'œuvre de René Ferris, quelque chose me frappe maintenant dont je n'avais pas eu conscience jusque-là : il n'y a jamais de figure humaine dans ces paysages, fût-ce une ou de lointaines silhouettes. Alors serait-ce un monde dépeuplé, voire déserté que René nous propose ? Pourtant, il me semble que non. Ces paysages ont bien été façonnés par l'homme : vignes, mas, installation conchylicoles et le regard que pose sur lui René est apaisé, amical presque. Et c'est un monde habité par René, éclairé par son regard qui nous reste.



Remerciements pour les photos illustrant ce billet à Danielle Benzimra et à Martine Mongin
Galerie de l'Ancien Courrier
3, rue de l'Ancien Courrier
34000 Montpellier
04 67 60 71 88
l'exposition de la dernière série de tableaux de René sur la Camargue est visible pendant tout le mois d'avril à la galerie, voir site Internet

dimanche 4 février 2007

enchanté, André-Pierre Arnal

Il ne reste plus qu'une semaine pour aller voir la superbe exposition d'André-Pierre Arnal au musée de Lodève. Il produit des effets de structures et de couleurs somptueux. J'y suis allé avec un groupe et nous avions rendez-vous avec l'artiste qui nous a guidé dans ses oeuvres et nous a donné quelques explications sur sa démarche et ses techniques. Si vous ratez Lodève, il y aura une session de rattrapage à Arles en mars/avril (voir ci-dessous le copié/collé que j'ai fait à partir du site du musée)

Certains peintres disent tout dans une seule toile (leur palette, leur poétique, leur dessin, leur thématique). Chacune de mes peintures, au contraire, n’est qu’un morceau d’un grand ensemble qui se développe dans le temps et dans l’espace.
Le Musée de Lodève consacre, du 18 novembre 2006 au 11 février 2007, une exposition à ANDRE-PIERRE ARNAL, intitulée LODEVE Visions obliques.
L’exposition s’inscrit dans la lignée de celles qui ont pour principe de lier la ville à une œuvre : un artiste contemporain est invité par le Musée de Lodève à séjourner dans la ville et à y porter son regard.
Né à Nîmes en 1939, vit et travaille à Montpellier, dans les Cévennes et à Paris. André-Pierre Arnal est issu de la Culture languedocienne et baigne depuis plus de trente ans dans l’environnement cévenol où il possède un vaste atelier. Il a mené de front l’enseignement des Lettres Modernes et, activités qu’il poursuit actuellement, la pratique de la peinture et celle de l’écriture de proses poétiques qu’il concrétise en vis à vis de peintures sur papier, dans une série de Livres Uniques.
André-Pierre Arnal montre dans cette exposition quelques vastes toiles aux collages incluant des cartes géographiques, une importante série d’ardoises, une suite « Fugue Chromatique » composée d’une dizaine de toiles tendues réalisées en 2005 et 2006, sur un format de 200x100cm, ainsi que quelques Livres Uniques et des Léporellos, supports pliés en accordéon. En référence au Musée de Lodève, il expose également un triptyque réalisé à partir d’un frottage sur les galets de la cour du Musée.
Depuis 1962, André-Pierre Arnal a participé à un grand nombre d’expositions personnelles et collectives, et est représenté dans de très nombreuses collections publiques, importantes institutions nationales et internationales : Musée National d’Art Moderne, Centre Georges Pompidou ; CNAC, Paris ; Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris ; FNAC, Paris ; FRAC Languedoc-Roussillon ; Artothèque Montpellier ; FRAC Centre ; Musée de Nice ; Fondation Albright-Knox, Buffalo, USA ; Musée d’Art Contemporain, de Montréal ; Musée des Beaux-Arts de Québec… Il est également l’auteur du rideau de scène du Domaine d’O, inauguré en 2004.
L’exposition est organisée par le Musée de Lodève. Commissariat général de l’exposition Maïthé Vallès-Bled, Conservateur du Musée de Lodève, Ivonne Papin-Drastik, Attachée de conservation au Musée de Lodève. Le catalogue qui accompagne l’exposition réunit des textes de Bernard Noël, Arnauld Pierre, Fabienne Brugère, Régine Detambel et Maïthé Vallès-Bled, avec la participation d’André-Pierre Arnal. L’exposition sera ensuite présentée à Arles, à la Chapelle du Mejan (Actes Sud), du 9 mars au 15 avril 2007.

Pour en savoir plus clic sur : http://www.lodeve.com/index.php/article/articleview/886/1/153/