Le Blogue d'Igor

"Heureux ceux qui se regardent avec humour car ils n'ont pas fini de rigoler ..." Lao Tseu

la pensée du mois

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jeudi 1 décembre 2016

la pensée de décembre 2016

"Sois l'ami du présent qui passe, le futur et le passé te seront donnés par surcroît. »


Clément Rosset


cité dans l'entretien radiophonique entre le philosophe et Raphaël Enthoven


https://www.franceculture.fr/emissions/voix-nue/clement-rosset-le-reel-et-la-joie-avec-raphael-enthoven#


vendredi 1 mai 2015

La pensée de juin 2015

Je l'emprunte à Hervé Lauwick :

Un ami, c'est quelqu'un qui vous connaît bien et qui vous aime quand même.

Hervé Lauwick était un écrivain humoriste très prolifique des années 1920 aux années 1970


La pensée de mai 2015

Je reprends une habitude un peu délaissée ces derniers mois avec cette phrase d'André Roussin : 

Un intellectuel, c'est quelqu'un qui entre dans une bibliothèque même quand il ne pleut pas

André Roussin est un peu oublié de nos jours mais il a eu du succès et une importance au sortir de la guerre de 1939-1945 avec un théâtre qui dépassait le cadre du théâtre de boulevard

vendredi 7 mars 2014

La pensée de mars 2014

"Le cynique connaît le prix de tout et la valeur de rien"

Oscar Wilde

On la trouve parfois sous la forme :

"Le cynisme, c'est connaître le prix de tout et la valeur de rien"

En allant aux renseignements à la source, il semble que la citation originale soit la suivante :

"What is a cynic ? A man who knows the price of everything and the value of nothing"

tirée de la pièce d'Oscar Wilde Lady Windermere's Fan (1892)

Souvent déformée en :

"A cynic is a man who knows the price of everything and the value of nothing"

lundi 6 janvier 2014

La pensée de janvier 2014

Naturellement (après un déménagement qui m'a occupé ces derniers mois), je reprends la tenue du blogue et en particulier la mise en ligne de la pensée du mois.

Les mélomanes connaissent le plus souvent les Histoires naturelles de Jules Renard par le choix de cinq d'entre elles par Maurice Ravel pour les mettre en musique parmi les quatre-vingt-trois publiées en 1896 par l'auteur de Poil de Carotte.

Les mélodies de Ravel sont un enchantement de précision et d'intelligence du texte que tout baryton digne de ce nom se doit d'interpréter, mais la barre est haute..... Les textes mis en musique sont de taille moyenne, d'environ une demie page, soit la dimension d'une poésie de quelques strophes, même si, ici, il s'agit de prose. Je n'ai pas connaissance que d'autres musiciens aient mis en musique d'autres Histoires naturelles (ou les mêmes), contrairement à ce qui se passe pour Verlaine dont certains poèmes ont été mis en musique par deux, trois ou quatre musiciens.

Ces cinq textes sont soit des portraits serrés d'un animal (plus proche de ceux des humains par La Bruyère que de ceux des animaux par Buffon), soit de petites scènes croquées vivement avec leur dramaturgie et leur surprise finale. On a pu dire qu'il « humanise les animaux et animalise les hommes ». L'auteur est présent par le point de vue dont il regarde la scène et par la façon dont il démythifie ce qui est conventionnellement poétique, ce qui n'exclut pas l'émotion, mais sans pathos, comme dans Le Martin-Pêcheur.

Les soixante-dix-huit autres Histoires naturelles se prêtent moins ou pas, à quelques exceptions près, à cette mise en musique et on remarquera la sûreté des choix de Ravel. Leur taille va de quatre pages et demi pour Les Perdrix à une demi ligne pour Le Geai en passant par trois pages pour Poissons ou pour Dédèche est mort. Je ne peux que vous inciter à lire ces Histoires naturelles par tout moyen à votre portée (achat, emprunt, vol...). Et je ne résiste pas à l'envie de citer les cinq mots qui constituent Le Geai : "Le sous-préfet aux champs". Plus bref qu'un haïku !

Ensuite, il sera temps de vous pencher sur le Journal, mais c'est une autre..... histoire.


mercredi 18 septembre 2013

La pensée de septembre 2013

Je l'emprunte au bon sens populaire :

 

Mieux vaut se taire et passer pour un con

que de l'ouvrir et ne laisser aucun doute à ce sujet

jeudi 15 août 2013

La pensée d'août 2013

Une citation d'Antoine de Rivarol de temps à autre ne fait pas de mal :

"Sur dix personnes qui parlent de nous, neuf disent du mal, et souvent la seule personne qui dit du bien, le dit mal"
 
Et cette réflexion d'un démocrate désabusé :
 
"On vit, on vote, on vivote"

vendredi 5 juillet 2013

La pensée de juillet 2013

Fadhil al-Azzawi  est un poète né à Kirkouk, au nord de l'Irak, en 1940.  Un jour lors d'un spectacle au théâtre des 13 Vents à Montpellier on m'a remis un morceau de papier bleu sur lequel le texte d'un des ses poèmes intitulé Poème auto-dévorant était reproduit. Le voici :

 

Ils ne viennent ni dans les poèmes ni dans les mots du voyage

Ils ne viennent ni dans les poèmes ni dans les mots

Ils ne viennent ni dans les poèmes ni

Ils ne viennent ni dans les poèmes

Ils ne viennent ni dans

Ils ne viennent ni

Ils ne viennent

Ils ne

Ils

 

 

 

 

vendredi 31 mai 2013

La pensée de juin 2013

 

                                                   Dire et laisser faire

                                          Mieux vaut dire un Ave Maria

                                                que faire un Ave Cé

mercredi 15 mai 2013

La pensée de mai 2013

J'ai hésité pour la pensée du mois (qui paraît cette fois avec retard) entre une citation de Coluche (qui se bonifie avec le temps) et une citation de Frédéric Nietszche.

 

J'ai opté pour cette dernière. Mais au moment de choisir j'ai été saisi d'effarement. Si on consulte un certain nombre de sites sur Internet qui répertorient des phrases pouvant être mises en exergue et servir de citation, on est frappé par l'abondance en ce domaine. À croire que le moustachu n'a écrit que pour être cité. Ainsi un site nous offre 328 citations tandis qu'avec un autre c'est une avalanche de 604 citations.

 

Parcourir ce florilège est comme s'asseoir dans un fauteuil pour toute une après-midi et feuilleter les œuvres complètes de l'auteur crayon en main pour cocher les phrases qu'on veut citer. On s'aperçoit qu'il a tout écrit et son contraire. Du plus libertaire au plus réac, du plus élitiste au plus anti-académique, du plus féministe au plus misogyne. Une pensée en mouvement et en contradiction où chacun peut puiser à son gré.

J'ai finalement choisi la phrase suivante que j'avais entendue à la radio : 

Le public confond facilement celui qui pêche en eau trouble avec celui qui puise en eau profonde.

Frédéric Nietszche

Humain, trop humain

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