Le Blogue d'Igor

"Heureux ceux qui se regardent avec humour car ils n'ont pas fini de rigoler ..." Lao Tseu

vendredi 2 décembre 2016

au stère qui se marre

Lors de la campagne pour la présidentielle de 2002, Jospin, le Premier ministre socialiste, s’était qualifié d’”austère qui se marre....”, cet oxymore (de rire) n’avait pas été compris et lui avait valu d’être copieusement brocardé.
 
Une quinzaine d’années plus tard force est de constater que Frantz-Musik est moins zoo-stère (de bois) que Frantz-Kultur, à preuve cette histoire entendue mardi soir 29 nov. dans la stimulante émission de Clément Lebrun “Le cri du patchwork” et rapportée par Pascale Murtin et François Hiffler, fondateurs du collectif Grand Magasin désopilant en diable http://www.grandmagasin.net/GrandMagasin.php
 
En substance, voici cette histoire :
 
Au terme d’une longue surveillance le service de police spécialisé dans la lutte anti-drogue démantèle un réseau très actif qui utilisait un restaurant comme couverture de ses coupables activités, et cela depuis plus d’un an. Au terme de la procédure le gérant et tous les employés sont déférés devant le Parquet, sauf le plongeur qui est innocenté car il a déclaré, en parlant du trafic en question  : “je lavais des  couverts et je ne l’avais pas découvert”


jeudi 1 décembre 2016

la pensée de décembre 2016

"Sois l'ami du présent qui passe, le futur et le passé te seront donnés par surcroît. »


Clément Rosset


cité dans l'entretien radiophonique entre le philosophe et Raphaël Enthoven


https://www.franceculture.fr/emissions/voix-nue/clement-rosset-le-reel-et-la-joie-avec-raphael-enthoven#


vendredi 1 mai 2015

La pensée de juin 2015

Je l'emprunte à Hervé Lauwick :

Un ami, c'est quelqu'un qui vous connaît bien et qui vous aime quand même.

Hervé Lauwick était un écrivain humoriste très prolifique des années 1920 aux années 1970


La pensée de mai 2015

Je reprends une habitude un peu délaissée ces derniers mois avec cette phrase d'André Roussin : 

Un intellectuel, c'est quelqu'un qui entre dans une bibliothèque même quand il ne pleut pas

André Roussin est un peu oublié de nos jours mais il a eu du succès et une importance au sortir de la guerre de 1939-1945 avec un théâtre qui dépassait le cadre du théâtre de boulevard

vendredi 13 mars 2015

Avec dans le rôle titre........

Réentendu hier soir sur France Musique Carmen en direct du MET avec dans le rôle titre..... C’était très bien.
 
Cela aurait pu être la Traviata, la Bohème, Tosca, Don Giovanni, le Barbier de Séville, Lucia de l’amère mort, Boris Godounov...... avec dans le rôle titre......, magnifiques ouvrages d’un répertoire d’une cinquantaine de titres qui tournent inlassablement, comme la lune autour de la terre et la terre autour du soleil, dans les opéras du monde entier.
 
Dans une vie de mélomane on a ainsi l’occasion de voir/revoir/entendre/réentendre ces

œuvres entre 20 et 50 fois, sans compter les extraits ou certains airs qui passent en boucle dans toutes les émissions d’un bout à l’autre de l’année.

 
Aussi une émission comme “Sacrée musique” de ce matin, que je vous ai signalée dans un message, apporte une bouffée d’airs frais au sens propre du terme, à preuve les notices ci-dessous concernant les compositrices convoquées ce matin :
 
Née dans une famille aisée de Milan, Chiara Margarita Cozzolani prononça ses vœux en 1620 et publia en 1640 et 1650, 4 collections d’œuvres sacrées. Plus tard, elle devint prieure puis abbesse de ce monastère. Des récits de voyageurs « les  guides touristiques » du 18ème siècle attestent de la grande réputation des chanteuses de Sainte-Radegonde ...
 
Lucrezia Orsina Vizzana, fut la seule religieuse-compositrice de Bologne à avoir publié en 1623 un recueil de motets dédicacé aux religieuses de son couvent ...
 
Hommage aux compositrices du Seicento italien, à leur rage de créer par delà les conventions sociales, la voix lumineuse de María Cristina Kiehr, la virtuosité du Concerto Soave de Jean-Marc Aymes font d'Il Canto delle Dame un moment de pur plaisir, de bouillonnement musical intense aux sources de la musique moderne ...
 
Hommage à l’organiste-compositrice Jeanne Demessieux, dont a commémoré en 2011 les 90 ans de la naissance, est une grande organiste et compositrice française. Née à Montpellier, elle étudia le piano au conservatoire de cette ville, ses petites camarades l’appelant affectueusement « Jeannette ». Elle posa également ses doigts pour la première fois sur le Cavaillé-Coll de l’église Saint-Matthieu, alors tout juste âgée de 10 ans ...
Rolande Falcinelli naquit à Paris le 18 février 1920, première musicienne d’une famille de peintres, elle commença à jouer du piano et du violon. Ses études au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris (solfège, harmonie, contrepoint, fugue, accompagnement au piano, composition) se soldèrent par une moisson de Premiers Prix...
 
Alors n’hésitez pas, connectez-vous à http://www.francemusique.fr/programmes et allez cliquez sur réécoute ou podcast... En prime vous entendrez aussi des compositrices mieux connues comme Mel Bonis, Barbara Strozzi ou Lili Boulanger.


mercredi 4 mars 2015

Musée Soulages, l'intérieur

Après l’extérieur, voyons l’intérieur du musée Soulages de Rodez. Les volumes sont spacieux sans être écrasants et les architectes ont joué sur les hauteurs des plafonds et les éclairages soit naturels, soit artificiels pour dessiner un parcours varié et adapté au type des oeuvres. Ainsi la section 4 “estampes” est-elle logée dans un espace au plafond relativement bas et aux éclairages mesurés.

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J’ai été sensible à la qualité du revêtement des sols qui ressemble à première vue à un carrelage en grès cérame métallisé* mais l’absence de joints met la puce à l’oreille. Il s’agit en fait de plaques fines de métal collée sur un support qui amortit les bruits de talons, et tout un double jeu de largeurs et de teintes se déploie depuis les lattes étroites et longues qui font penser à un parquet jusqu’au dalles larges qui rappellent la céramique, les tons allant du clair jusqu’au sombre dans toute la gamme des gris, le tout étant pensé pour sa relation avec les oeuvres et leur mise en valeur. On peut en dire autant des revêtements des parois et des plafonds.

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Je ne m’étendrai pas sur le contenu du musée qui résulte de deux donations de près de cinq cent oeuvres offertes par Pierre Soulages et son épouse et permet un parcours complet dans son oeuvre, depuis les débuts jusqu’à nos jours et soulève le voile sur les techniques de l’artiste. Lors de ma visite l’exposition temporaire avec pour thème “Outrenoir en Europe” complétait la collection permanente avec ses immenses polyptyques qui sont autant de pièges à lumière.

 

J’ai pris quelques photos des oeuvres jalonnant ce parcours avec pour limite la difficulté de prendre des photos au vol, sans pied et sans éclairage conçu pour la prise de vue, particulièrement les Outrenoirs. Prenons-les donc pour un simple témoignage. Petite précision, Soulages, qui est sans doute comme Jospin un austère qui se marre, ne donne pas dans le lyrisme ou le figuratif pour les titres de ses oeuvres et les nomme le plus souvent de la façon suivante : peinture 202 x 255 cm, 18 octobre 1984 (voir la photo 18). J’ai allégé les titres des toiles et oeuvres prises en photo en donnant simplement l’année. Si vous voulez avoir les titres exacts et complets, il vous faudra rendre visite au musée ou encore vous procurer le catalogue raisonné de l’oeuvre de Soulages par Pierre Encrevé.

 

 

* http://carrelage.comprendrechoisir.com/comprendre/carrelage-gres-cerame

 


Musée Soulages, l'extérieur

Les photographes vont s’y précipiter, un peu comme au Mucem à Marseille. Cette fois il s’agit du musée Soulages à Rodez conçu par l'agence des Catalans RCR associés à Passelac et Roques, architectes, Narbonne.

 

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Les cubes revêtus d’acier Corten (dont les teintes rappellent celles des rougiers si présents du côté de Marcillac) en imposent quand on arrive en contrebas par la rue Planard et sont tout à fait intégrés à leur environnement quand on les regarde depuis le Jardin du Foirail qui court depuis le centre ville, près de l’imposante cathédrale, tout au long de l’avenue Victor Hugo, et a fait l’objet d’une requalification poussée en terme d’aménagement urbain (sols, éclairage,  mobilier......).

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On peut prédire un effet Guggenheim comme à Bilbao pour l’attractivité de la ville d’autant que le bâtiment n’est pas une coquille vide mais un écrin pour la plus riche collection d’oeuvres de Soulages (500 oeuvres en deux donations) au monde et que la brasserie gérée par la famille Bras, Michel et Sébastien, fait le plein en cette saison.

 

On notera que le bâtiment situé au bout du Foirail et qui abrite un multiplexe et la brasserie Au Bureau est aussi de qualité et ne dépare pas à côté de son prestigieux voisin.

 


samedi 7 juin 2014

traitement des eaux à Juvignac (eau Tage, oh désespoir...!)

Jusqu’à ces jours derniers l’eau coulait librement de la source de la Valadière à la Fontcaude de Juvignac et nombreux étaient les gens des alentours qui venaient remplir bidons et bouteilles depuis des années.
Je me préparais à en faire autant et je m’étais procuré une bonbonne de verre pour stocker l’eau chez moi et un bidon en plastique pour la transporter. Je me pointe donc ce vendredi soir 6 juin avec le bidon et que vois-je  ?  : un tas de grosses pierres qui enserre la vanne d’où sort l’eau de la source et empêche d’y accéder.
 
Je regarde autour et ne vois aucun panneau expliquant la mise en place de ce dispositif qui ne peut avoir été mis en place qu’à l’initiative du pouvoir public local, à savoir la mairie de Juvignac.
 
Faute d’informations je me perds en conjectures et imagine toutes sortes de raisons à cette mise sous équestre de ce qui était jusque-là un bien public accessible à tous : problème sanitaire avec une eau impropre à la consommation ? ou pression de la part de la chaîne Spa hôtel Vichy  qui gère les nouveaux thermes récemment inaugurés ? ou quoi encore ?
 
Quelle que soit la raison on appréciera la démarche éminemment pédagogique des services municipaux (pas de panneau sur place et rien dans le site de la mairie sauf une note sur les restrictions d’eau/alerte N1 qui logiquement ne paraît pas s’appliquer puisque l’eau continue de couler sous sa chape de pierres).
Comme la mairie de Juvignac est fermée jusqu’à mardi 10 juin je n’aurai pas la réponse avant.


mercredi 30 avril 2014

Aimer, boire et chanter : adieu l'artiste

Il serait injuste à mon sens de ne pas rendre un juste hommage à Alain Resnais, disparu récemment à l'âge de 91 ans après avoir livré son dernier film Aimer, boire et chanter qui est une petite merveille de fraîcheur, de malice et d'invention. À son habitude, si on peut dire, Alain Resnais a encore inventé un dispositif différent de ceux de tous ses autres films pour une comédie douce amère adaptée d'une pièce de théâtre anglaise sans chercher à gommer la source théâtrale.

Les dessins représentants de manière stylisée  les lieux où se passe chaque scène scandent le film et apportent une touche de fraîcheur et d'ironie avant que la caméra ne découvre un décor stylisé dans lequel évoluent les comédiens. Jamais nous ne verrons un décor réaliste tout au long du film, sauf les raccords filmés dans la rue ou la campagne. Alain Resnais impose la fiction comme constitutive du film.

Me reviennent mes souvenirs des premiers films de Resnais que nous avions programmés au début des années 60 lorsque j'étais co-animateur du C.C.C., le Ciné club chimie, à l'École de chimie de Toulouse. Les cours métrages d'abord : Guernica (évocation à travers le célèbre tableau de Picasso de l'anéantissement de ce village basque par l'aviation allemande pendant la guerre d'Espagne), les Statues meurent aussi (l'art africain sous un regard anti-colonialiste, réalisé avec Chris Marker et censuré plus de dix ans), le Chant du styrène (qui avec l'aide de Raymond Queneau pervertissait le genre du film documentaire d'entreprise), Toute la mémoire du monde (sur la Bibliothèque nationale), Nuit et bouillard (qui a eu des ennuis prolongés jusqu'en …. 1997 avec la censure en raison de la présence d'un gendarme français dans une image d'archive montrant le camp de Pithiviers).

Me revient le choc de la découverte de Hiroshima mon amour en 1959 avec cette prose incantatoire de Marguerite Duras, la musique précise et lancinante de Georges Delerue et de Giovanni Fusco, les images magnifiques de Sacha Vierny et de Takahashi Michio. Difficile de s'en remettre. Je reverrai ce film au moins huit fois dans les dix années qui suivirent et suis près à le revoir encore.

Les films suivants imposèrent la richesse d'invention d'Alain Resnais qui remet en cause à chaque tournage la forme et le fond de son cinéma : depuis L'Année dernière à Marienbad en 1961 et Muriel en 1963 jusqu'à Aimer, boire et chanter tourné en 2013. Entre temps Resnais aura exploré une certaine forme de psychologie des profondeurs avec Providence en 1977 ou L'Amour à mort en 1984 et déployé une obsession de la mort, de la maladie, du suicide avant d'en venir à des fllms plus clairs tirés de pièces de théâtre ou d'opérettes qui fonctionnent un peu comme un exorcisme de ses inquiétudes quant au devenir de l'humanité et de la mort : depuis Mélo en 1986, Smoking/No smoking en 1993, On connaît la chanson en 1997, Pas sur la bouche en 2003.

Adieu l'artiste et merci pour tous ces cadeaux.


vendredi 7 mars 2014

La pensée de mars 2014

"Le cynique connaît le prix de tout et la valeur de rien"

Oscar Wilde

On la trouve parfois sous la forme :

"Le cynisme, c'est connaître le prix de tout et la valeur de rien"

En allant aux renseignements à la source, il semble que la citation originale soit la suivante :

"What is a cynic ? A man who knows the price of everything and the value of nothing"

tirée de la pièce d'Oscar Wilde Lady Windermere's Fan (1892)

Souvent déformée en :

"A cynic is a man who knows the price of everything and the value of nothing"

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